Poissons

11 rue Saint Amand
52230
Poissons
Téléphone: 
03 25 94 51 78
Courriel: 
mairie.poissons@wanadoo.fr
Site internet: 
http://www.poissons52.fr

Horaires de la Mairie

Tous les jours de 10h00 à 12h00 (sauf le samedi).
Gentilé: 
Picheneilles
Population (nbre): 
732
Superficie: 
15,48 km²
Altitude: 
De 202 m à 390 m

Elus

Maire: 
Bernard ADAM
Adjoint(s): 
Maryline ACKER Yves JEANJEAN Michel DUMAY
Un peu d’histoire... Poissons, chef lieu de canton, se situe au confluent de deux rivières, le Rongeant et La Pisancelle. Il s'étend sur 1544 ha, dont 233 ha de forêt. À la naissance du village, celui-ci portait le nom de « In Piscione Villa » en 863, pour devenir Poissons en 1405. Au Moyen-Âge, le village était constitué de deux paroisses délimitées par le Rongeant, frontière naturelle entre le royaume de France et le Saint-Empire Germanique. Autrefois, les coteaux bien exposés étaient plantés d’environ 400 ha de vignes et le négoce de vin alla bon train jusqu’à la fin du XIXe Siècle. Il reste encore aujourd’hui des maisons de vigneron au style architectural bien spécifique (une grange donnant sur la rue et une cave semi-enterrée supportant les pièces à vivre). La métallurgie a aussi façonné notre vallée entre les XVIe et XIXe Siècles : exploitation des mines de fer, fabrication du charbon de bois, produits des hauts-fourneaux et forges. Des lieux-dits le rappellent : la Forge, le Fourneau… Les habitants de Poissons sont appelés les Picheneilles. En 1804, ils étaient 1632 et au 1er janvier 2015, on en compte 732. Ce petit village pittoresque a su rester dynamique, grâce à ses activités économiques et à un tissu associatif dense et varié. Commerces : boucherie, boulangerie, café-restaurant, coiffeuses à domicile, pharmacie, marché hebdomadaire et salon de coiffure. Entreprises : agriculture, ambulance, charpente, électricité, entretien des espaces verts, études et réalisations entretien et dépannages des systèmes de levage, ferronnerie, maçonnerie, peinture, serrurerie, taxis. Services : A.D.M.R., agence postale, centre de loisirs, chambres d’hôtes, écoles, gendarmerie, infirmières, maison de retraite, médiathèque, salle polyvalente, Sapeurs-Pompiers. Associations : Anciens combattants, A.S.P.N. (Football), Association Paroissiale, Club de l’Amitié, Comité des Fêtes, Gymnastique Volontaire, Jeunes Sapeurs pompiers, La Picheneille Rando, Les Fées Blanches, Ligue Contre Le Cancer, l'Atelier des Scrappeuses, Majorettes « Les Lucioles », Orchidée (Maison de Retraite), Poissons Rando, Poissons Triathlon, Poissons Véhicules Historiques, Amicale des Pompiers, Sauvegarde du Patrimoine, Société de Pêche.

Eléments remarquables

L’église Saint-Aignan classée monument historique, de style gothique flamboyant, a été construite au début du XVIe siècle (achevée vers 1528-1530). Elle est remarquable par son porche et son portail richement sculptés, sa statuaire, ses retables et bas-reliefs, et sa magnifique poutre de gloire. Le moulin de Poissons a sans doute été créé par les moines bénédictins de Saint-Urbain au début du XVIe siècle. Il possédait trois roues à augets dont une est encore fonctionnelle. Il a successivement produit de la farine, de la mouture pour les animaux et de l’électricité en 1900. Il a également servi au sciage de long. Il a cessé toute activité en 1962. La machinerie a été partiellement restaurée et conservée. Le château dit de Riaucourt était à l’origine une simple maison de campagne. Depuis le XIIIe siècle, il a connu de nombreux propriétaires, notamment des maîtres de forges. Il est constitué d’un corps principal d’époque Louis XIII, d’une aile Louis XIV avec un magnifique fronton à la gloire du Roi Soleil daté de 1708, et de communs. Il possède un grand parc agrémenté d’une pièce d’eau et d’un grand séquoia plus que centenaire. La grande tour d’angle, construite en 1684, a servi de tour de défense ; elle est composée d’une salle de garde voûtée au rez-de-chaussée et d’un pigeonnier à l’étage. On peut voir de l’extérieur des bouches à feu. Une petite construction carrée du XVIIe siècle, située à l’extrémité du mur d’enceinte du château, est un auditoire qui abritait les séances de justice seigneuriale (moyenne et basse justices). Les Halles ont été construites en 1827 pour abriter les 3 foires annuelles et le marché aux grains hebdomadaire. Elles mesurent 26 m x 13 m et ont fait l’objet d’une rénovation en 2008. Actuellement un marché s’y tient chaque mercredi. Non loin des Halles, rue Close, une plaque commémore le souvenir de Maurice Floquet, doyen des Poilus, décédé en 2006 à l’âge de 111 ans. Dominant le village, Notre-Dame de Châtel a été érigée en 1860 afin de remercier la Vierge d’avoir protégé Poissons du choléra. Cette statue en fonte de 3, 60 m de hauteur et pesant 1600 kg fut coulée à la fonderie du Val d’Osne dont les œuvres se retrouvent dans le monde entier. Son piédestal mesure également 3,60 m de hauteur. Elle se dresse à la pointe de « l’éperon barré» qui aurait abrité un camp de retranchement à l’époque gallo-romaine. Le panorama qui s’offre aux yeux des promeneurs est spectaculaire ; on découvre la vallée du Rongeant, les coteaux autrefois plantés de vigne et au nord le site de la Petite Suisse. Les lacets de Melaire constituent un des sites naturels et paysagers les plus beaux du Barrois du nord de la Haute-Marne. Suite à l’abandon de l’extraction minière à la fin du XIXe siècle, du pastoralisme au milieu du XXe siècle, la forêt a pu à nouveau s’y développer. Le coteau de Melaire abrite encore de vastes « pelouses sèches » où se développent une faune et une flore protégées, d’intérêt écologique remarquable, qui ont valu l’intégration du site au sein du «Réseau Natura 2000 », en 1999. Riche en minerai de fer, le sol comporte encore de nombreuses traces d’anciennes minières. Débutée au Moyen-Âge, c’est aux XVIIIe et XIXe siècles que l’activité métallurgique atteindra son paroxysme. L’avenir des minières semble prometteur sur le plan touristique, grâce à la création de Metallurgic Park à Dommartin le Franc en 2011, qui a conçu une Route du Fer ayant pour point de départ les minières de Poissons. Par ailleurs, ce site baptisé « La Petite Suisse » a vu se dérouler de 1969 à 1996 des courses de côte renommées. Aujourd’hui, une course annuelle de véhicules historiques a pris le relais Au pied des lacets se situe la Fontaine Ronde où, selon la légende, Jeanne d’Arc aurait fait boire son cheval. Cet endroit se trouve sur le « Chemin de Jeanne d’Arc », tout comme la Fontaine à l’Assaut à la sortie du village en direction de SaintUrbain, étape sur son parcours de Vaucouleurs à Chinon.